Elles sont les causes les plus fréquentes d'hyperéosinophilies, avec l'allergie.
L'hyperéosinophilie serait liée aux effets des médiateurs de la réaction inflammatoire consécutive à la phase de migration larvaire tissulaire. Des facteurs chimiotactiques d'origine parasitaire ont aussi un effet direct sur les polynucléaires éosinophiles.
Elle est habituellement massive (> 1 x 10Eléments d'orientation :éléments/litre)
Souvent associée à une hyperleucocytose et à la présence de taux élevés d'IgE sériques.
Presque exclusivement liées aux helminthiases ayant un cycle intratissulaire.
L'importance de l'hyperéosinophilie :
Celle-ci est particulièrement élevée dans le cas d'une impasse parasitaire ou lors de la phase invasive des helminthiases.L'aspect de l'hyperéosinophilie sanguine :Parfois modérée voire absente, à la phase d'état puis chronique de l'infection ou lorsque le parasite est localisé dans un organe creux (tube digestif).
Elle peut être fluctuante (courbe de Lavier) avec une ascension majeure :
Données ethno-géographiques :Plus modérée
- Distomatose hépatique
- Ascaridiose
- Ankylostomose
- Filarioses
- Schistosomiase
Souvent persistante (ré-infestation) et massive
- Taeniasis
- Oxyurose
Cyclique et oscillante
- Trichinose
- Toxocarose
- Poumon Eosinophile Tropical
- Anguillulose avec cycle interne d'auto-infestation
Notion de séjours à l'étrangerSites à risque : régions tropicales, régions de forêts, de lacs. Quatre étiologies principales :Si le sujet n'a pas quitté la France métropolitaine, rechercher en fonction de la symptomatologie clinique
- Bilharzioses
- Filarioses
- Ankylostomose
- Anguillulose
en priorité
en seconde intention
- Toxocarose
- Taeniasis à T. saginata
- Distomatose hépatique à Fasciola hepatica
- Oxyurose
- Ascaridiose
- Trichocéphalose
- Hydatidose
- Trichinose
- Hypodermose ( intérêt du sérodiagnostic à la phase d'invasion)
Le mode de vie :
Conditions d'hygiène :Habitudes alimentaires :
- Contact avec des animaux
- Péril fécal
- Bains en eau douce
- Ingestion d'aliments ou d'eaux souillés (Distomatose hépatique, Ascaridiose, Hydatidose).
- Consommation de viandes peu cuites ou crues (Trichinose, Taeniasis...), de poissons d'eau douce crus ou peu cuits (Botriocéphalose, Opisthorchiase, Gnathostomiase) ou de harengs crus (Anisakiase).
Les manifestations cliniques :
Quels signes faut il rechercher quand on soupçonne une hyperéosinophilie d'origine parasitaire ?
Les signes respiratoires :
Les signes hépatodigestifs :
Les signes neuroméningés ou oculaires :
Les signes uro-génitaux
Les examens complémentaires :
Quand ?
Pourquoi ?En l'absence d'éléments évocateurs
Lesquels ?Pour confirmer le diagnostic
Sérodiagnostics parasitaires
Si l'enquête parasitologique demeure infructueuse, un traitement anti-helminthique d'épreuve, réalisé sous surveillance de l'hyperéosinophilie peut être proposé.Examens répétés des selles (au moins à trois reprises)
- Souvent très utiles à la phase précoce de l'invasion tissulaire (réponse anticorps, réponse éosinophile)
- Surtout quand il s'agit d'une impasse parasitaire.
- à la phase d'état
- mise en évidence d'oeufs ou de larves.