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Le Collège Régional de l'Information Médicale Nord Pas-de-Calais a été à l'initiative d'une journée régionale de l'Information Médicale qui s'est déroulée le 7 Juin 1996 au Centre Hospitalier de LENS.
Cette réunion a été un succès sur le plan de l'assistance qui a rassemblé plus de 120 acteurs de la santé de notre région. Les échos et commentaires qui ont suivi nous autorisent à considérer qu'elle a été aussi un succès quant à la qualité des interventions et des échanges qui se sont déroulés sous la présidence de Monsieur P. BURNEL, Chef de la Mission PMSI.
Ce bulletin du COREDIM comprend les résumés
des différents intervenants ou les quelques notes prises
au cours des exposés.
Allocution de Présentation : Dr COUROUBLE
Intervention de Mlle PIQUET - DRASS
Le Directeur d'Hôpital et le PMSI:Mr Delmotte
Le point de vue d'un Président de CME: Dr Lambert
Budgets de services médicalisés: Dr Mahieu, Mr Delaby
PMSI et allocation de ressources: Mr Look, CRAM Nord Picardie
RUM et analyse d'activité des services: Dr Escano; CRAM Nord Picardie
PMSI et système d'Information Hospitalier: Dr Hansske
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Allocution de Présentation
: Dr COUROUBLE
* Pourquoi cette première journée de l'Information Médicale Nord Pas de Calais ? Parce qu' il n'y a en avait jamais eu et parce qu'un besoin s'est manifesté !!
* A titre personnel, j'ai la chance de présider aux destinées du COREDIM tout en restant Pédiatre dans un établissement où je cotoye au quotidien les problèmes aigus de qualité technique, certes, mais aussi de valeurs, de qualité de la vie ou de la survie, de qualité relationnelle entre l'équipe et le malade....
Je ne peux échapper à la problématique opposant l'éthique médicale et l'approche économique.
* La France fait la corde raide entre un système de soins libéral et un régime d'assurance collectif, qui ne peut plus considérer comme raisonnable de faire à tout le monde tout ce qui est techniquement possible.
Il n'y a pas de régulation par le marché puisque le "prescripteur" ne traite pas directement avec le "consommateur".
Une régulation doit pourtant se mettre en place, si comme le dit MOATTI, nous voulons "éviter une alternative tragique entre une renonciation au profit du marché de la solidarité collective et un renforcement du contrôle technocratique direct sur le détail des choix médicaux".
MOATTI plaide pour une "ECOETHIQUE" qui serait "une utilisation interactive du calcul économique appliqué à l'évaluation en santé avec pour objectif de clarifier les conséquences des différents systèmes éthiques de valeurs sur les choix médicaux".
En termes plus triviaux ,faut-il greffer les retraités
?, comment faire l'économie des dix derniers jours de la
vie qui nous coûtent si cher ? Que valent nos " chers"
disparus ?
Pour répondre, il faut une Information : Une Information est une donnée qui permet d'alimenter une réflexion stratégique. Le PMSI en fait partie.
En février 1995, on nous proposait de l'utiliser rapidement dans la régulation des dotations de fonctionnement. Le principal reproche d'alors était que la phase d'équilibrage serait beaucoup trop lente. Pourtant, 1 an plus tard, là ou il a été utilisé, les critiques explosent.
Cette journée, avec votre collaboration, vise à une clarification des idées, à une mise au point sur l'évolution des outils et surtout à l'expression de chacun. Les acteurs régionaux prendront successivement la parole.
Certes, il est plus facile de décrire un mode de production de l'Information que son utilisation stratégique, mais le but est bien d'aller vers une définition consensuelle de la mesure de notre activité.
A ce jour, l'outil est en place et il progresse chaque année. Les recueils sont pratiquement exhaustifs, les contrôles sont effectués, les COTRIM fonctionnent.
Alors, que faire de cette information ?
Nous aide-t-elle à clarifier le débat sur l'efficience de notre système de santé et de son équité ?
Plus prosaïquement, cette information nous aide-t-elle dans le pilotage de nos établissements ?
L'outil de dotation externe permet-il de donner une éclairage interne ?
Il me semble que oui, à condition qu'une valeur
soit donnée aux unités de représentation
comme le GHM, et que son usage effectif en améliore la
qualité.
""Confrontons et partageons nos créativités"
semble être une injonction (plus) propice à la naissance
d'un contexte où pourrait se négocier la valeur
de la signification des instruments de la maîtrise médicalisée".
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Les établissements de la base PMSI ont tous pu fournir les éléments nécessaires au traitement des données d'activité médicale et financière.
Dans le cadre de la Circulaire DH/DSS/95 n° 23 du 10 Mai 1995, une première réunion régionale d'information sur l'outil PMSI a eu lieu le 29 Mai 1995.
Conformément aux instructions de la circulaire
DH/PMSI/ n° 48 du 11 Décembre 1995, le Comité
Technique Régional de l'Information Médicale a été
mis en place en Janvier 1996 et s'attache à harmoniser
les pratiques relatives au recueil de l'information médicale
dans la région.
CAMPAGNE BUDGETAIRE 1997
Le PMSI sera utilisé lors de la campagne budgétaire 1997 en concertation avec les DDASS et en fonction des indications de la circulaire ministérielle à paraître (prévue pour fin juin 1996).
Principes retenus par la DRASS pour l'utilisation du PMSI :
* Prudence
* L'outil PMSI est destiné à moduler les bases budgétaires, à comparer les établissements à activité MCO constante et de façon rétrospective
* Son but : réduire les écarts à activité constante
* Progressivité et réalisme
* Rééquilibrage pluriannuel (5 ans) des bases budgétaires
* Ne pas analyser la situation des établissements à partir des écarts bruts
* Travailler avec des établissements regroupés en 3 ou 4 classes selon des critères qui pourraient être leur poids en points ISA, le montant de leur budget MCO, leur place dans le schéma régional d'organisation sanitaire, leur activité médicale : en nature, en poids financier.
* Clarté et cohérance
* Volonté de donner aux établissements une information leur permettant de se situer en perspective
* Pour la Tutelle, développer un argumentaire solide dans le cadre de la procédure budgétaire contradictoire
* Ne pas utiliser les surdotations pour le financement
de mesures nouvelles.
Mlle PIQUET - DRASS
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* Une impulsion : la circulaire du 10 mai 1995
* Une précision : la circulaire du 11 déc. 1995
- organe technique de concertation
- MISP + Méd cons. + méd de DIM
- sous l'égide du MIR
* "concertation technique"
* veille à la validité de l'information médicale
* informé des procéd. et résultats du contrôle ext.
* consulté sur les utilisations de l'information
MISE EN PLACE D'UN COMITE REGIONAL
Le 15 janvier 1996
* Des fonctions essentielles:
- concertation ... mais aussi harmonisation des pratiques +++
- consultatif... mais aussi autorité morale et technique+++
- veille... mais aussi recommandations+++
* Pour cela, une composition élargie :
- MISP, médecins conseils et médecins de DIM
- mais aussi Directeurs d'établissements,
Présidents de CME, Inspecteurs des ASS, CRAM+ CRIM
* Collège des médecins de DIM (6)
* Collège des gestionnaires hospitaliers (3)
* Collège des médecins hospitaliers (3)
* Collège des représentants de l'Assurance maladie (les 3 principaux régimes) (5)
* Réseau d'information médicale (RIM, regroupant les correspondants DDASS et DRASS) (6)
Secrétariat : DRASS
Présidence : MIR
Mode de travail : - Séances plénières
- groupes de travail
= la promotion de la qualité du recueil
Soucis particuliers :
1 - Harmoniser les règles de codage
2 - Articuler les logiques de recueil "PMSI " et " Bureau des entrées".
* Etat des lieux = diversité et manque de cohérence cf. Recueil fait par le COREDIM-Dr COUROUBLE
* Priorité = harmonisation régionale / et proposition au niveau national
* Cadre = règles du jeu existantes (PMSI)
* Recommandation du COTRIM : propositions de critères médicalisés permettant de distinguer :
- l'acte externe programmé ou en urgence
- le mode d'hospitalisation, quel que soit le lieu
afin de mieux refléter les niveaux de ressources impliqués :
- activité ISA
- modes de tarifications spécifiques
* Implications :
- effort d'harmonisation interne aux établ.
- régularisation des capacités d'alternatives à l'hospitalisation dans la région
* Critères médicalisés recommandés par le COTRIM :
- Anesthésie générale ou loco-régionale
- Acte opératoire (avec seuil NGAP si pas d'anesthésie générale ou loco-régionale)
- Une séance, telle que définie dans le PMSI
- Soins et diagnostics d'une durée > 4H et associant au moins 3 actes et/ou surveillance médicale et paramédicale effective.
* Document du COTRIM transmis à la Direction
des Hôpitaux
Circulaire du 11 décembre 1995
* Respect du protocole national
* Qualité du contrôle interne
* Evaluation du dispositif de production de l'information médicale de l'établissement.
* Mise ne place d'un groupe "contrôle externe associant MISP et médecins conseils.
* Mise en place , à titre d'essai, du contrôle externe : 20 établissements visités.
* Principes :
- Organisation centralisée
- Procédure et rapport type par établissement
- rapport semestriel au COTRIM
* Modalités :
- Semestriel
- Contrôle ; seuil de rejet = plus de 2 dossiers avec GHM faux
- instance de discussion si pb = COTRIM
- la tenue du dossier médical fait partie du domaine du contrôle
En cas de rejet :
- Nouveau contrôle interne par le DIM
- Nouveau contrôle externe avec seuil à 1
Monsieur DELMOTTE, Directeur du CH LENS a insisté sur la spécificité régionale Nord Pas-de-Calais en matière de santé avec une faible espérance de vie et une situation de sur-mortalité.
Une offre de soins insuffisante s'accompagnant d'une densité médicale faible accompagne un faible recours aux soins ce qui peut donner des résultats paradoxaux comme un point ISA régional proche de la moyenne française et ne rendant pas compte de la situation.
Il a également insisté sur le fait
que la région a déjà largement entamé
des processus de complémentarité locale et régionale
ainsi qu'une réflexion sur les shémas des grands
dossiers comme les urgences, l'hémodialyse, la réadaptation,
l'hématologie ou la cardiologie.
Ces données doivent être prises en compte avant toute utilisation mécanique du PMSI qui ne doit pas, par ailleurs, être utilisé comme une pomme de discorde, étant donné les inégalités inter-établissements.
La transparence dans l'utilisation des données et le processus décisionnel s'avère indispensable.
Monsieur PORS, Directeur financier du CHU a rappelé une nouvelle fois que le PMSI est un indicateur d'allocation externe.
La région étant sous-dotée,
il existe un processus d'auto-régulation face à
ce rationnement des ressources. Ceci explique la possibilité
de résultats paradoxaux du PMSI.
En ce qui concerne l'utilisation future de la somme des points par établissements, il évoque la possibilité d'une course à la minimisation de la valeur du point ISA visant à multiplier d'une part l'activité en points et d'autre part à diminuer l'activité génératrice de coût.
Il différencie les "activités
d'expertise" des activités "concurrentielles".
Il signale le risque d'effets pervers comme la recherche d'une
augmentation du volume de l'activité concurentielle ou
générale afin de maintenir les possibilités
d'activité spécifique.
Il plaide vigoureusement pour la transparence dans
l'utilisation des données .
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Monsieur le Docteur LAMBERT a rappelé l'implication des médecins dans la montée en charge du PMSI qui concerne l'ensemble des établissements et leur attente d'une utilisation concrète et pragmatique des données accumulées.
Les médecins sont dans l'attente d'une véritable médicalisation du SIH au service de la santé.
Monsieur le Docteur LAMBERT a insisté sur les retards aux retours d'information d'autant que le PMSI a confirmé des inégalités connues et inacceptables entre des établissements.
Par ailleurs s'impose la nécessité du développement d'une comptabilité analytique performante dans les hôpitaux.
L'information médicale doit permettre de répondre à des questions sur l'efficacité et l'efficience des soins.
Les cliniciens doivent être tous convaincus de l'intérêt du PMSI qui doit être une priorité locale, dans l'établissement, et régionale.
Les ordonnances récentes doivent convaincre
l'ensemble des praticiens de l'intérêt d'une démarche
évaluative centrée sur le patient.
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Monsieur le Docteur PINSON, Psychiatre, Responsable du Département d'Information et de recherche médicale du CHS de Bailleul participe au groupe de travail visant à intégrer le secteur psychiatrique dans le PMSI.
Il rappelle que la majorité des patients du secteur psychiatrique n'a pas affaire à l'hospitalisation . Les trajectoires sont longues et multi-structures et les coûts humains prépondérants.
La discipline est peu protocolisée et ce sont les moyens disponibles qui conditionnent l'activité. Il y a donc un effet structure énorme qui explique des écarts considérables entre les dotations de différents établissements.
Les GHM sont bien évidemment inopérants en psychiatrie et il est nécessaire de mettre en place un modèle centré sur le patient et suivant, par l'intermédiaire de journées pondérées, des trajectoires de soins annuelles.
Quelques interrogations persistent :
- Quelle est l'importance de l'effet structure ?
- Comment faire co-exister deux modèles de recueil dans un CHG ?
- Quelle règle utiliser quand le patient est hospitalisé pour motifs psychiatriques en secteur MCO ?
- Comment adapter le SIH ?
Un calendrier prévisionnel concernant les échéances du PMSI psychiatrique peut d'ores et déjà être précisé :
- 1997 sera consacré à l'étude des résultats de l'expérimentation sur un échantillon stratifié d'établissements représentatifs de l'ensemble du champ psychiatrique (CHS, CHG, PSPH, cliniques privées, que ce soit pour la psychiatrie générale ou la pédo-psychiatrie).
L'objectif est la mise en place généralisée
de l'outil au 1er Janvier 1998.
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Le prix du conseil scientifique du PMSI a été attribué au groupe hospitalier de l'Institut Catholique de Lille pour ses travaux sur les budgets de services de soins médicalisés.
Ce prix récompense un travail très pragmatique visant à répondre à la question que se posent les gestionnaires et hospitaliers médicaux et administratifs :
Que signifie la valeur du point ISA à l'intérieur de l'établissement ?
L'idée de base a consisté à déterminer la production des services en points ISA par l'intermédiaire de l'échelle nationale des coûts relatifs, au prix de certains ajustements internes qui ont été développés.
La comptabilité analytique permet d'identifier chaque catégorie de charge ayant conduit au calcul des coûts de production globaux du service.
Ces coûts peuvent être confrontés aux résultats obtenus par le calcul de la production de chaque service en points , décomposée selon les mêmes catégories de charges de l'échelle nationale des coûts.
Les comparaisons permettent de mettre en évidence des sur ou sous-consommations au niveau du service et de manière beaucoup plus analytique au niveau de chaque catégorie de charge.
Il apparaît évident que ce type d'étude ne peut se mettre en place qu'à partir d'un consensus médico-administratif et d'une lecture commune des résultats. Ceci est la condition nécessaire à la suite logique qui est la prise de décision et l'utilisation dans le projet d'établissement.
Les chefs de service se sont montrés très
favorables à une évolution des budgets de service
basée sur l'activité médicale et certaines
conclusions de l'analyse ont eu des effets immédiats.
Laurent DELABY et Gérard MAHIEU ont insisté sur la nécessité d'une collaboration synergique entre le DIM et le contrôle de gestion.
Tous deux sont la preuve de la faisabilité
et de l'intérêt de cette coopération.
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Historiquement, l'Assurance Maladie est venue relativement tardivement au PMSI.
Utilisation par la CRAM : intégré dans le système d'information pour permettre des regroupements avec d'autres indicateurs.
C'est un outil d'aide à la décision
mais il ne saurait être le seul.
Intérêt du PMSI
Outil médicalisé
PMSI comme premier et actuellement seul outil descriptif de l'activité médicale hospitalière. Il est rustique et perfectible.
JJ Dupeyroux en 1973 : "le jour donc où la plupart des praticiens estimeront plus important d'exercer leur art dans les meilleures conditions techniques que de bénéficier d'une parfaite indépendance dans cet exercice, l'harmonisation des intérêts jusqu'alors contradictoires sera en vue".
Processus objectif
Les règles d'utilisation du PMSI comme outil d'allocation de ressources sont connues (transparence) ou doivent l'être.
Le processus d'allocation de ressources est objectivé : les modalités de traitement des données, de calcul des résultats et d'orientation budgétaires peuvent être décrits de façon formelle. Le processus s'appuie sur des données issues des hôpitaux.
Les règles à respecter : transparence
(afficher les règles des processus de décision),
équité dans l'application des règles , formation
des acteurs.
Les limites de l'outil
Champ du PMSI
Interne : Champ du PMSI incomplet (champ d'application, prise en compte d'autres dimensions de l'activité médicale : enseignement, recherche, formation... mais aussi urgences et chirurgie ambulatoire : recherche en cours du COTRIM).
Externe : La médicalisation du système d'information ne permet de connaître uniquement que ce qui passe par le système hospitalier (mais pas l'output c'est à dire l'état de santé des patients à la sortie de la structure)
Qualité des données
Problème de la qualité des recueils d'information (non contrôlée).
Cohérence des systèmes d'information
Nécessité de lier les différents instruments de maîtrise :
- PMSI, (coûts par pathologie en milieu hospitalier),
- RMO, (pour les actes dérogatoires aux protocoles de prise en charge)
- codage des actes (qui s'applique aux établissements hospitaliers pour leur activité externe);
Trois systèmes d'information reposant sur des fondements différents vont cohabiter à l'hôpital.
Constat que l'on n'utilise pas toutes les données pouvant être tirées du PMSI et que l'on n'exploite pas toute sa richesse.
Les compléments à apporter
Nécessité de l'associer à une action de réduction des disparités régionales,
Gérer les effets pervers
- orientation des activités vers celles qui rapportent des points,
- nécessité de demander aux établissements de justifier les modifications importantes dans l'évolution de leur activité
- nécessité de suivre et mettre à jour l'échelle des valeurs relatives des GHM.
Préciser le PMSI
La mécanique actuelle permet un constat des disparités mais pas l'identification des domaines sur lesquels doit porter la réduction des disparités. La liaison entre données médicales et économiques est encore difficile (comptabilité analytique par centres de responsabilité à développer).
Nécessité d'ajouter des éléments de réflexion :
- mesure de la qualité, (le PMSI, dans sa fonction groupage n'est pas un outil d'évaluation mais c'est un recueil de données devant servir à alimenter de nouveaux outils).
- mesure des coûts
(Analyse comparative des services hospitaliers comme complément au PMSI, système non redondant - utilisation des nomenclatures et résultats du PMSI - mais complémentaire) : c'est une recherche en cours par l'assurance maladie (au stade du test : sera enrichi par les remarques formulées), qui a souhaité associer le maximum de partenaires autour de ce projet. Volonté de ne pas alourdir les processus de saisie d'information.
S'intéresser, par ce moyen , aux conditions de la production des soins : moyens techniques et humains mis en oeuvre, contraintes et difficultés rencontrées;
Approfondir sur des contenus normalisés de prise en charge correspondant à un GHM.
Extension aux cliniques privées : la CNAMTS
expérimente. On devrait prochainement disposer de résultats
au niveau régional.
Mécanisme d'allocation de ressources :
A l'origine, le PMSI n'a pas été présenté comme étant un instrument de tarification.
Justification du PMSI comme outil pour l'allocation de ressources :
" la poursuite de l'effort de rigueur ne sera possible que s'il est différencié et accompagné d'une politique ferme de réduction des inégalités entre établissements.
La mise en cohérence des budgets avec le volume et la nature de l'activité médicale constitue, dans cette perspective, une priorité".
"les efforts accomplis depuis 10 ans par les hôpitaux pour se doter, avec le PMSI d'un outil de description de leur activité, doivent se traduire par une utilisation effective de cet outil à des fins budgétaires".
Le PMSI n'a pas pour but de jouer sur les marges : les marges de manoeuvre existeront toujours.
La procédure PMSI consiste à modifier la base budgétaire en fonction du critère niveau d'activité.
Le système doit fonctionner comme un "jeu à somme nulle" où les plus équilibrent les moins.
Il parait nécessaire de prendre en compte progressivement les résultats du PMSI dans les mécanismes de réallocation des ressources : voir si les tendances constatées se confirment et éviter les modifications structurelles par à coups. Les résultats de comptabilité analytique et les données de l'analyse des services devraient pouvoir être utilisés pour identifier les priorités d'affectation dans les établissements.
La prise en compte des spécificités de chaque établissement doit conduire à une observation attentive :
- des facteurs de production (cause par exemple du non recrutement de praticiens),
- des conditions de la production (architecture, vétusté, historique budgétaire).
L'application abrupte des seuls critères quantitatifs aboutirait à des résultats aberrants (développement d'un système non économique de filières de soins).
Autres questions
Comment les établissements vont-ils utiliser
le PMSI comme justificatif de leur activité à usage
externe?
Quelle information élaborée sera produite
par les établissements à partir de leur PMSI ?
Quel type de données à transmettre
par les établissements ? Structure d'un rapport type?
Comment utiliser le PMSI comme élément
d'argumentaire pour justifier des dossiers de demande de création
ou d'extension ?
A.M. LOOCK
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La loi portant réforme hospitalière
du 31 juillet 1991 institue clairement les notions d'évaluation
et d'analyse de l'activité des établissements de
santé dont elle indique les modalités de mise en
oeuvre.
D'autre part, les décrets n° 84-1042
du 28 novembre 1984 et n° 85-1353 du 17 décembre 1985
relatifs au code de la Sécurité Sociale précisent
la participation du Service Médical de l'Assurance Maladie
à ces activités d'évaluation et d'analyse.
Naturellement, ces activités ne peuvent se
concevoir sans l'existence d'un système d'information sur
lequel elles puissent s'appuyer.
Aujourd'hui, 3 sources régulières d'informations
hospitalières, dont les degrés de standardisation
et de validation deviennent acceptables, se mettent progressivement
en place :
- la S.A.E. (Statistiques Annuelle des Etablissements),
- le PMSI,
- les grilles d'Evaluation Comparative des Services
Hospitaliers.
Le consensus se précise sur l'unité
d'analyse des structures hospitalières qui semble être
le service hospitalier, l'établissement ne constituant
en fait qu'une juxtaposition de services ou de plateaux techniques.
Aussi, apparaît-il judicieux d'extraire des
systèmes d'informations celles qui apportent un éclairage
pertinent sur ce niveau d'analyse. Dans le cadre du PMSI, ce niveau
est représenté par le Résumé d'Unité
Médicale.
C'est dans cet esprit que le Service Médical
de l'Assurance Maladie réfléchit et souhaite associer
toutes les bonnes volontés qui accepteront d'associer à
sa réflexion sur la réalisation d'un logiciel informatique
simple permettant la constitution de tableaux de bord portant
sur l'activité des services en termes de types de pathologies
et de malades pris en charge, d'actes effectués et de séjours
(durées, modes d'entrée et de sortie..).
Cette réflexion et la mise en oeuvre de ce
type d'outil ne seront naturellement acceptées que dans
le cadre d'une transparence totale de leur utilisation. C'est
pour cette raison que nous souhaitons y associer la totalité
des partenaires médicaux du monde hospitalier : médecins
hospitaliers, au premier rang desquels naturellement les DIM,
Médecins Inspecteurs des DRASS et des DDASS et Médecins
Conseils de l'ensemble des régimes de protection sociale.
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L'exemple du Centre Hospitalier de l'Arrondissement de MONTREUIL
Depuis 3 ans, une restructuration profonde, importante du Centre Hospitalier de l'Arrondissement de Montreuil a permis de mettre en place une structure centralisée au niveau de l'hôpital de Rang du Fliers qui regroupe les trois anciens sites de Campagne les Hesdin, Berck sur Mer et Montreuil sur Mer disposant chacun de 100 lits à l'époque.
Le nouveau site qui compte 250 lits M.C.O. aujourd'hui,
permet une optimisation des flux d'information. Dans le même
cadre, une informatisation centralisée, sur un concept
de dossier médicaux, et administrative, a été
mise en place avec la société S.M.S. ( Shared Medical
System).
Un appel d'offre et un travail de recherche ont été
mis en place au cours des années 1992, 1993, 1994 (cf.
compte rendu S.O.F.E.S.T.E.C. des 17 et 18 juin 1996). A cette
issue, la société S.M.S. a été choisie
avec le logiciel Clinicom.
Des différents transparents montrant les écrans,
soit de type terminal passif en mode texte, soit des écrans
sous Windows pour les P.C. ont été montrés
lors de cette manifestation. Un schéma récapitulatif
fait la synthèse des flux d'information installés
à ce jour, (juin 1996), 9 mois après l'activation
initiale ayant eu lieu le 1er septembre 1995.
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Notre atelier a réuni 36 secrétaires
toutes très motivées et intéressées
quant à la création d'un réseau d'échanges.
Différents thèmes ont été abordés
:
I . COPSICOM 96 :
1- La réunion des T.I.M lors du dernier COPSICOM a permis de faire le point sur les problèmes de codage avec Monsieur le Docteur MAYEUX et son "SOS DIM".
2- Monsieur le Docteur FINKEL et Madame BARJOUX de la Mission PMSI sont venus nous exprimer simplement l'échelle nationale de coût et la procédure d'allocation budgétaire.
3 - Une comparaison de différents bilans d'activité par service a été présentée.
4 - Pour les formations, problèmes de codage, bibliographie, des coordinatrices ont été désignées.
5 - Pour le COPSICOM 97, une synthèse sur
différents bilans d'activité d'établissements
sera présentée.
Une participation active des TIM est souhaitée.
II . FORMATIONS
Une liste a été établie avec
les différents organismes qui proposent les formations
(CIM9 - CIM10, les nouveaux outils informatiques, codage, comptabilité
analytique, statistiques...)
Certaines secrétaires qui ont suivi le D.U.
d'Etude Complémentaires "Information Médicale"
ont invité les T.I.M à suivre cette formation qui
leur a permis d'acquérir des connaissances supplémentaires
quant à l'information médicale.
III . BIBLIOGRAPHIE
Différents textes ou articles concernant le
PMSI ont été répertoriés et listés.
Ces documents sont à la disposition des TIM au Secrétariat
du DIM de DUNKERQUE.
IV . LE DIM AU QUOTIDIEN
Notre nouvelle fonction de T.I.M permet d'élargir
nos connaissances en matière d'information médicale
et d'utilisation de l'outil informatique.
Nous avons dû nous former à des techniques
nouvelles et acquérir des connaissances supplémentaires
à notre formation de base (maîtrise de l'outil informatique,
des nomenclatures, des techniques de codage...)
Nous somme motivées pour progresser dans le
domaine de l'information médicale et des nouvelles technologies
de l'information (en particulier micro-informatiques), pour cela
nous avons besoin de formations adaptées et d'une certaine
connaissance des évolutions du P.M.S.I.
CONCLUSION
Nous tenons à remercier Monsieur le Docteur
COUROUBLE et l'ensemble du COREDIM de nous avoir permis d'organiser
cet atelier.
Les TIM éprouvent le besoin de créer
un réseau régional d'informations pratiques. Nous
espérons pouvoir réitérer ce genre de réunion
afin que nos échanges soient de plus en plus constructifs;
Mme DEVOS Marielle Mme GOYAT Chantal DIM de Saint Philibert Mme BAELDEN Béatrice
CH DUNKERQUE
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